J'ai lu et je vous en parle // I read it

J’ai lu et je vous en parle #4 – Le Sang du Temps, de Maxime Chattam

Bonjour tout le monde!

J’ai le plaisir de vous retrouver aujourd’hui pour vous parler d’un livre que j’ai lu au mois de juillet : Le Sang du Temps, de Maxime Chattam.

Je vous l’avais dit dans un précédent article, j’ai lu cinq livres de Chattam, en comptant celui dont je vous parle aujourd’hui : Le Cinquième Règne (que je n’ai clairement pas du tout du tout aimé) et les livres de la Trilogie du Mal, donc L’Âme du Mal, In Tenebris et Maléfices, que j’ai adorés.

Ça faisait un petit moment que je n’avais pas lu de thriller/policier et j’avoue que d’un coup, le style de Chattam m’a manqué. J’avais acheté Le Sang du Temps en juin, alors je m’en suis emparée une fois que j’ai eu terminé Et après…, de Guillaume Musso, livre dont je vous parlerai prochainement sur le blog 🙂

Le Sang du Temps - Maxime Chattam

Titre : Le Sang du Temps

Auteur : Maxime Chattam

Editions : Pocket

Prix : 7€80 (Cultura)

“Paris, 2005. Détentrice d’un secret d’Etat, menacée de mort, Marion doit fuir au plus vite. Elle est conduite en secret, par la DST, au Mont-Saint-Michel.

Le Caire, 1928. Le détective Matheson consigne dans son journal les détails d’une enquête particulièrement sordide : des cadavres d’enfants atrocement mutilés sont retrouvés dans les faubourgs du Caire. Rapidement, la rumeur se propage : une goule serait à l’origine de ces meurtres. Mais Matheson refuse de croire à la piste surnaturelle.

A première vue, rien de commun entre ces deux époques. Et pourtant…”

Ce qui m’a attiré

Comme je le disais plus haut, j’avais envie de lire un Chattam, tout simplement. Son style me manquait et après tous les livres au style léger et/ou sur le développement personnel que j’avais lus depuis des mois, j’avais envie d’un livre « dur », d’un livre « choc », choquant même. Et avec Le Sang du Temps, je ne me suis pas trompée niveau choc et choquant!

Il l’est tout de même moins que les livres de la Trilogie du Mal, mais quand même, il est gratiné.

Avant de l’acheter

Je voulais un Chattam, ça je savais, mais lequel? Je ne suis pas fan de livres fantastiques, donc je n’avais pas spécialement envie de me tourner vers Léviatemps, ou encore le premier livre de la saga Le Cycle de l’homme et de la vérité, surtout après la cuisante déception du Cinquième Règne… Il me restait donc quelques livres et j’ai choisi Le Sang du Temps car il a été publié juste après La Trilogie du Mal, donc question de chronologie quoi.

Les premières pages

 

Les toutes premières pages du livre sont des recommandations et des clés de lecture de l’auteur au lecteur. Je les ai lues, mais ça n’a rien apporté à ma lecture. Ensuite, un prologue, qui est en fait le point de départ de l’histoire qui se passe au Caire, en 1928. Puis, le premier chapitre commence et a lieu à Paris, puis au Mont-Saint-Michel, de nos jours.

Dès les premières pages, on comprend donc qu’il y aura deux histoires côte à côte et qu’elles vont également s’entremêler, sinon pourquoi raconter deux histoires en une, n’est-ce pas? J’aime beaucoup ce genre de livres, où vous avez des bonds dans deux époques différentes, ou encore deux histoires qui ont lieu contemporainement mais qui se côtoient jusqu’à se lier l’une à l’autre alors qu’elles n’ont, a priori, aucun lien.

A part ça, dès les premières lignes de l’histoire du Caire, j’ai retrouvé les détails atroces qui sont si communs aux thrillers de Maxime Chattam. Je sentais que j’allais en avoir pour mon compte avec un tel départ d’histoire! Pour ce qui est de l’histoire à Paris, c’est l’intrigue qui m’a agrippée puisque Marion est « enlevée » par les agents de la DST pour être mise en sécurité dans l’abbaye du Mont-Saint-Michel, mais on en sait pas pourquoi!

Bref, passés le prologue et le premier chapitre, j’étais déjà bien installée dans le livre et prête pour la suite.

L’histoire

 

Tout au long du livre, vous faites donc des bonds entre le Caire et le Mont-Saint-Michel, entre les meurtres du Caire et les énigmes que Marion doit résoudre car un petit farceur sur le Mont a envie de la tester, puis les deux histoires se recoupent et Marion se retrouve à « enquêter » aux côtés de Matheson, ce policier britannique parti exercer son métier au Caire, en Egypte, au travers d’un petit journal que Matheson a écrit lors de son ultime enquête.

La fin, en revanche, m’a laissée quelque peu perplexe. Pour tout vous dire, j’étais sûre que ça allait se terminer comme ça, mais j’espérais vivement que ce ne serait pas le cas et que je me trompais. Ce livre n’a pas vraiment de fin, ou plutôt, on ne sait jamais vraiment le fin mot de l’histoire, comme on dit.

La mise en page

Nous sommes ici dans le cas de petits chapitres. Une dizaine de pages en moyenne. C’est d’autant plus agréable ainsi puisque le lecteur doit tout de même gérer l’évolution de deux histoires dans un même livre et pendant un temps, ces dernières ne se recoupent pas.

Aussi, on ne passe pas d’une époque à une autre à chaque chapitre systématiquement, ce qui n’est pas mal car cela permet au lecteur de bien assimiler ce qu’il vient de lire.

Le style de l’auteur

Comme je le disais plus haut, dès les premières lignes, on retrouve bien le style de Maxime Chattam. Les détails des atrocités subies par les victimes, mais aussi la psychanalyse du tueur que fait Matheson.

En bref

J’ai aimé devoir jongler entre ces deux univers, ces deux époques et ces deux personnages.

En revanche, c’est à peu près tout ce que j’ai aimé… En effet, j’ai trouvé que tout était « téléphoné » comme on dit. Je n’ai pas du tout été surprise par ce livre car je devinais tout à l’avance et c’est le genre de choses qui m’ennuient beaucoup, particulièrement quand je lis un thriller car lorsqu’on lit ce genre de livres, c’est précisément pour être surpris, non?

J’ai également déploré le ralentissement du rythme une fois les premières pages passées. Les premières pages m’avaient laissé penser que le rythme serait soutenu, mais très rapidement, le rythme ralentit à son maximum et là, je m’ennuie :-S

Ensuite, je n’ai pas accroché avec cet enquêteur, Jeremy Matheson, hargneux, têtu, faisant bande à part, se laissant mener par le bout du nez par cette Jezabel et arrogant. J’ai aussi trouvé Marion un peu cruche. Alors oui, elle résout l’énigme du Carré de Polybe, mais lorsqu’elle se met à fantasmer sur Matheson, ça devient légèrement lourd. Puis elle se laisse complètement guider par ce dernier et ne prend de recul sur l’enquête du Caire à aucun moment.

Aussi, on ne sait jamais vraiment pourquoi Marion se retrouve exilée sur le Mont-Saint-Michel et ça, ce n’est pas quelque chose que le lecteur peut deviner…

Cette fin qui n’a pas de fin, c’est assez déroutant et en ce qui me concerne, déplaisant. Pas tellement parce-que la fin n’est pas écrite noir sur blanc, mais parce-que je sentais, encore une fois, le coup venir de loin et ça m’a embêtée que cela se vérifie car j’aime être surprise quand je lis.

Pour conclure, je dirais que ce livre a un goût amer d’inachevé pour moi, pour ne pas dire bâclé. On est bien bien loin de la perspicacité et de la sensibilité de Joshua Brolin, on est également loin de l’intrigue de la Trilogie du Mal. Bref, je n’ai pas aimé ce livre 😦

J’espère quand même que cette revue vous aura plu. N’hésitez pas à me donner votre avis sur ce livre si vous l’avez lu 😉

A très vite!

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